L'évolution de la chenille. || feat. Lauren H. Achthoven
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Lun 29 Jan - 15:15
12h30. Bip bip bip. C'est la parade nuptiale du réveil.

Les lèvres gercées, elle passe une grosse langue pâteuse contre, dans l'espoir qu'elles tirent moins. Raté. Ça pique. Elle sort à peine une main, difficilement, du dessous de sa couette, saucissonnée dedans, et palpe ses lippes. Aïe. Elle s'est battu ? En laissant retomber sa tête sur l'unique coin de son oreiller à proximité, elle souffle un véritable petit ouragan. Elle ne s'en souvient pas. Elle ne se souvient pas de grand-chose, en fait. Bientôt, ses petits yeux fatigués tentent de s'ouvrir. Avant d'abandonner définitivement cette idée. Elle râle, comme un ours mal luné. Qui est l'abruti qui a eu la bonne idée de mettre autant de lumière ici ? Certainement encore un de ces lève-tôt, une petite fleur du matin. Elle roule sur le côté, enroulant tout autant sa masse de cheveux en bataille autour de son visage, puis chute du lit. Flap. Flemmardise puissance 9000. Elle reste là, comme le tapis. Je suis le tapis, le tapis est moi.

Et puis il y a ce son, ce truc gênant. Quelqu'un tourne les clés dans une porte, quelqu'un d'autre traverse le couloir dehors en courant. Et mademoiselle Shade se recroqueville, en essayant de se glisser sous son lit pour être à l'abri du monde. Mais elle ne passe pas. Trop grosse ? Avec la couette, c'est très probable. Cette fois-ci elle roule de l'autre côté, délivrant un peu de sa figure l'armée de cheveux qui puent encore la clope, même si elle ne le remarque plus pour sa part. Clope. Le mot résonne dans sa tête comme une douce promesse, et elle se tortille. Un verre de terre. Une chenille ? Très loin de devenir un papillon, cela dit. Elle retente sa chance, en se tortillant à nouveau. Coincée. Et ça commence même à lui tirer sur les bras. Elle relaisse tomber sa tête, contre le sol cette fois-ci.

Des pieds ? Il y a des ombres qui s'agitent sous la porte de la salle d'eau, ses yeux plissés les suivent, s'étant ouverts à un son plus proche que les autres. Elle est pas seule ? Pause. La chenille (toujours si loin d'évoluer) marque un temps d'arrêt, en essayant d'éloigner le singe qui joue des cymbales dans sa tête. Elle a jamais vu ses colocataires. Elle a des colocataires. Des. Gens. L'envie de retourner essayer désespérément se cacher sous le lit la reprend. Elle n'aime pas les gens. C'est bruyant, les gens. Surtout à Sunny Cat. Bientôt la porte s'ouvre, et elle tourne la tête. Rousse. Elle se retient de pouffer de rire. Elle a eu un lapin, Ginger, qui était roux. Mais ce n'est pas le plus important. Les yeux rivés sur l'inconnue, elle reprend de se tortiller. Magicarpe. Lily attaque trempette.

« Jeanne osekour.»
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Mar 30 Jan - 12:58
L'évolution de la chenille
Lily & Lauren
Victoriae mundis et mundis lacrima.
Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton.
Le roi Loth - Kaamelott
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Lauren avait, de son propre aveu, été bénie par les grâces célestes qui lui permettaient d'émerger le matin sans avoir la tronche trop de travers, dimanche y compris, et n'avait pas suffisamment bu la veille pour faire mentir ledit aveu ce matin là. Sortie du lit comme une fleur à huit heures, elle s'était donné la peine de tenir la conversation à ses plantes qui, si elles ne lui avaient pas répondu, avaient au moins eu le bon goût de pousser tout droit, et elle avait fini par enfiler son jogging pour affronter la ville presque vide, ne rencontrant sur sa route qu'un vague chat qui avait feulé sur son passage et un type qui avait du s'endormir là sur le trottoir en sortie de boite. Elle avait fini par s'échouer, à bout de souffle, sur un banc public, maudissant d'une même traite toutes ces feignasses qui rendaient la ville fantôme ce matin-là, ses poignées d'amour qui avaient nécessité cette course dans le froid qui lui faisait rougir le bout du nez, et son addiction à la cigarette qui l'avait forcée à s'arrêter au lieu de continuer tout droit. Mais au moins, cela lui avait fourni la petite étincelle d'énergie pour entreprendre toutes les tâches de sa journée sans faillir, et sans céder à l'appel terriblement tentant et improductif de sa couette et des dernières sorties sur Netflix.

Une fois rentrée, elle passa sous la douche, et un reniflement bien placé lui indiqua poliment que ce n'était pas du luxe, et se décida dans la foulée à laver ses cheveux, à s'épiler les jambes, à se refaire les sourcils, et à se maquiller en sortant de là, parce que ce n'était pas parce qu'on était dimanche qu'il fallait ressembler à un gros sac. N'importe qui pourrait la croiser, après tout, et il était hors de question qu'il ressorte de cette confrontation avec l'impression décevante d'avoir rencontré Jabba the Hut un lendemain de cuite. Elle se rhabilla finalement pour un dimanche "à la maison", comprendre un vague sweat-shirt pastel et un legging à motifs, passa ses chaussons, et se décida à sortir pour se faire le café qu'elle désirait tant depuis tôt ce matin et qu'elle n'avait pas encore eu le temps de se servir.

Sa formidable course à la caféine fut interrompue par le spectacle consternant, sur le tapis, d'une chenille à taille humaine qui semblait être, sinon à l'article de la mort, au moins remarquablement mal en point. Après un moment rapide de "qui êtes vous que faites vous chez moi", Lauren se souvint qu'elle avait bien, sur papier, une colocataire à un moment du processus, qu'elle n'avait encore jamais croisée, mais elle ne s'imaginait pas partager son espace de vie avec une créature mi-larve mi-jeune femme, Un de ses sourcils se redressa. A quel moment du processus, passé midi, était-on encore enroulé dans sa couette sur le tapis? Il s'agissait néanmoins de faire bonne mesure, et de l'aider à se redresser un peu.

Elle s'accroupit, et pencha la tête sur le coté pour tenter un contact visuel avec ce qui était encore soigneusement emballé dans son cocon, et se fendit d'un sourire.

"Dure soirée?"

Lauren avait entendu l'appel à l'aide, néanmoins, et se décida a agir activement pour le bien de cette chenille qui sentait fortement la cigarette, en se redressant et en ouvrant en grand fenêtres et volets. Un renouveau de l'atmosphère confinée de l'endroit ne pouvait que faire du bien, non? D'une voix claire et radieuse, elle lança a la cantonade.

"Et zoup, un peu d'air frais, ça va te remettre sur pieds en un rien de temps. Je vais faire du café, t'en veux? Doit rester un fond de jus d'orange, c'est excellent pour les marmottes."

Elle se dirigea vers la kitchenette, et se saisit d'un filtre a café pour mettre ledit café en marche, et elle jeta un regard derrière son épaule pour observer l'éclosion certaine du cocon de couette, avant de laisser échapper un petit soupir suffisant.
Heureusement qu'elle était là, quand même.

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by Wiise
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Jeu 1 Fév - 13:48
Y'en a qui ont le cul bordé de nouilles.

Enroulée, carpett-ée, ou quelque chose qui y ressemble, Lily tente de survivre dans le cruel monde des éveillés. Les yeux fixés sur la rousse qui sort de la salle de bain bien habillée et maquillée, elle se demande comment on a pu la mettre avec une colocataire aussi... Différente. Bien évidemment, elle ne déteste pas cette différence, mais c'est quand même surprenant. En haussant les épaules pour elle-même un court instant, elle songe au fait que dans une résidence comme ça on case juste les étudiants là où il y a de la place, et ce peu importe avec qui. Elle aurait tout aussi bien pu tomber sur les "populaires". La rousse se penche vers elle, s'accroupissant, et la regarde. Quoi ? Elle a quelque chose sur le visage ? Le sourire qui se forme sur le visage au teint plus halé que le sien la fait se questionner.

« Dure soirée? »

C'est toujours une dure soirée. Lily le pense, mais ne le dit pas. Après avoir prononcé deux mots, elle semble déjà à court de salive, ce qui rend douloureuse sa gorge serrée. Elle se la racle, en recrachant également les cheveux qui essayent de s'immiscer dans sa bouche, et puis roule légèrement de droite à gauche alors que la rousse se relève. Et bientôt, c'est le massacre. Volets et fenêtres ouverts, la chenille se recroqueville en grognant. Ses yeux brûlent. Son corps hurle. Trop. De. Lumière.

« Et zoup, un peu d'air frais, ça va te remettre sur pieds en un rien de temps. Je vais faire du café, t'en veux? Doit rester un fond de jus d'orange, c'est excellent pour les marmottes. »

Café ? Café. Lily se redresse, toujours comme un sushi, avant de se défaire, même difficilement, de son cocon. Et ce n'est vraiment pas un papillon qui s'en extirpe. Fichée dans un t-shirt trop large et long couvrant ce qu'il faut tout en omettant de tenir sur l'une de ses épaules, elle s'étire en baillant à s'en décrocher la mâchoire. D'une main passant sur son visage, la chenille se débarrasse des quelques mèches qui y paressent encore. Puis, intéressée par l'odeur de café moulu, elle se lève et se rapproche de sa colocataire. Le bassin posé contre le niveau de la table dans la petite cuisine, elle râle sans cesse à ce trop-plein de lumière.

« Je retiens que tu as essayé de me tuer avec du soleil. Et café pour moi.» Elle s'étire, balançant les bras au ciel sans trop faire attention au t-shirt qui remonte un peu, puis les laisser retomber en frottant une épaule contre une oreille qui la chatouille. « T'as b'soin d'aide ? »

Affamée, elle vient chercher un morceau de pain, un peu dur d'ailleurs, pour croquer dedans et se mettre quelque chose dans l'estomac. Face au pain durci, elle le hisse devant ses yeux et donne une pichenette dedans de l'autre main. Le son n'est pas très sexy. Elle soupire, et mord à nouveau dedans pour essayer de le finir en vitesse.

« Au fait, ce truc s'appelle Lily. Et la fleur matinale elle a un nom ? »
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