Stfu. Pretty please ? • Lily T., Shade. (100%)
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Pouvoir : Déverrouillage.
Type de magie : Monomaestria.
Âge / Classe / Job : 20 yo / Uni / Pet-sitter.
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Mer 24 Jan - 12:37

Déverrouillage, aka le pouvoir de passe-partout. (19 PM) en savoir plus

P*tain de garce. C'est le genre de phrase qu'entend Lily quand elle utilise son pouvoir. Son pouvoir, c'est simple, lui confère la capacité de déverrouiller pratiquement tout type de verrou simplement en les touchant. En fonction de la structure du verrou, cela peut prendre d'une poignée de secondes à plusieurs heures. Les portes lambda sont son dada, même si elle est également capable d'ouvrir les portes sécurisées par électricité, du moment qu'elles sont verrouillées. En revanche, si le verrou est effectivement soutenu par un système électrique, il faut comprendre qu'elle peut y passer une bonne après-midi. La plupart du temps, face à ce genre de cas, elle préfère tout simplement abandonner que se casser la tête inutilement. Même si elle peut se charger de beaucoup de portes, Lily ne peut absolument rien contre les portes fermées par la magie. En exemple elle n'a jamais réussi à ouvrir la porte de la chambre de Lana lorsque celle-ci la verrouillait avec son pouvoir.

Plus jeune, elle s'éclatait à déverrouiller le cadenas du journal intime de sa jumelle, Lana, pour la narguer en récitant ses poèmes mielleux dès qu'elle en avait l'opportunité. Avec le temps, son pouvoir a fini par lui ouvrir littéralement trop de portes. Elle a cédé à la facilité, a commit des erreurs. Elle ignore si elle le regrette vraiment maintenant, parce que les choses lui paraissent justes d'une certaine façon, mais au moins elle fait l'effort de se poser la question. On lui a donné ce pouvoir, c'est donc normal qu'elle s'en serve, selon elle. Même si elle l'utilise de temps en temps, quand elle en a envie, elle l'utilise rarement sur demande de quelqu'un d'autre. Sa paresse native fait qu'elle apprécie grandement faire suer son monde, et laisser les gens patauger. En revanche elle ne supporte tout simplement plus qu'on la harcèle quand quelqu'un a eu la bonne idée d'oublier ses clés chez lui en claquant la porte, ou dans sa voiture, du coup elle parle peu aux autres pour qu'on évite de l'utiliser.
Imma kick your butt once and for all.
Vous espériez une élégante petite fleur fragile, une princesse à secourir ? Vous vous êtes trompé de tour,
Lily a épousé son dragon. Et il faut croire qu'il lui a apprit à jouer le lance-flamme. Forte de caractère, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. S'il faut jouer des poings, qu'il en soit ainsi. D'un caractère sanguin, Lily est une enragée pleine d'amertume, une enragée qui ne ressent aucune gêne à le dire clairement. Sans vergogne, elle est le genre qui met les pieds dans le plat, qui parle comme elle pense. Elle ne cherche pas à être différente, à être fausse, elle ne cherche même pas à plaire aux autres, c'est comme ça qu'elle fonctionne. Les lois dictées, elle les attrapes, les retourne et les renvoie à l'expéditeur. Assez d'être une jolie poupée, d'être une sage petite chose, elle marche sur les jugements à grands coups de docks, et peu importe que ça ne plaise pas. Peut-être est-ce même mieux. Mieux parce que cette jeune femme aime tirer sur la corde raide, irriter les gens bien propres, bien dressés, autour d'elle. Et tout particulièrement ses parents, ses beaux parents parfaitement adaptés à la société. Elle juge que tout ça, ce n'est jamais qu'une énorme plaisanterie. La gentillesse c'est une faiblesse. Alors vous n'imaginez même pas ce qu'elle pourrait dire sur l'hypocrisie.

Lemme sleep away my problems.
Flemmarde. Feignasse. Serpillière. Tapis. Tant de mots qui pourraient très bien la décrire. Lily aime dormir comme si elle se tapait Morphée. En réalité, elle ne dort pas simplement parce qu'elle est fatiguée, mais plus exactement parce qu'elle n'a pas la foi d'être éveillée. Elle préfère rêver, être tranquille, n'entendre personne, que devoir subir un monde qui ne l'intéresse pas du tout. Mais juste dormir ce serait bien trop gentil de la part de notre sublime emmerdeuse, ce qui la pousse généralement à squatter les gens pour leur dormir dessus, qu'ils en soient contents ou pas. Véritable loque, elle ne se réveille la plupart du temps que parce qu'elle a envie d'une clope, ou qu'elle a faim. Quand elle se réveille. Lily a déjà battu son propre record en dormant pratiquement deux jours de suite, simplement parce que ses parents avaient posé ces deux jours et qu'elle ne voulait pas voir leurs sales gueules. Sa sœur jumelle, Lana, essaye de la rendre plus active, en la tirant littéralement partout avec elle, mais il en résulte souvent simplement que Lily se sauve en douce pour piquer un somme dans un coin tranquille.

Outside ? Nah. Too many people.
Casanière. Et encore, c'est un euphémisme. Lily n'aime pas sortir, voir des gens. Leur voix, peu importe le son, l'irrite. Elle a tant l'habitude d'être seule qu'elle ne supporte purement et simplement plus la présence d'autrui. Pourtant, elle a à ses côtés quelques amis. De bons amis. Des gens qui sont assez francs pour lui hurler dans les oreilles juste pour le plaisir de l'agacer, et qui ne vont pas pleurer comme des tapettes si elle leur répond avec sa tête. Avec ceux-là, elle veut bien sortir et traîner dehors un moment. Parce qu'il n'est pas question pour elle de faire la fêtarde, d'aller en boîte ou j'en passe et des meilleures. Lily préfère se poser dans un parc, assise sur le bord du dossier d'un banc, à tirer des taffes et déconner sur un rien. Sa capacité d'adaptation sociale est purement nulle. Elle voudrait bien faire partie des gentils, de ceux qui rassurent, mais elle fait partie du groupe de connards qui quand une pote pleure, dit la vérité. D'un côté, on pourrait peut-être dire qu'il s'agit d'une qualité puisqu'elle cherche des solutions au lieu de jouer la carte du drama. Mais ce serait certainement plus proche de la vérité de dire que les problèmes des autres ne la frôlent généralement pas.

Need a hand ? I've got two, buddy.
Avant que je ne mette la population totale du monde sur le dos de cette chieuse, il faut préciser que malgré son caractère de chiotte, elle est relativement sérieuse. Si l'un de ses rares amis est dans la misère, elle va le soutenir et le tirer vers le haut, quitte à lui arracher un bras dans le procédé. Elle a déjà hébergé l'une de ses potes qui avait été larguée par son petit-ami, supportant même les inutiles soirées entre nanas pour la consoler. Bien sûr, Lily y est allé à reculons, parce que le social c'est pas pour elle, mais elle l'a fait tout de même. Elle est digne de confiance, mais c'est sûr qu'elle n'en a pas l'air. Dans la continuité du sujet, c'est une jeune femme débrouillarde. Elle ne supporte pas le fait que ses parents jugent qu'elle devrait simplement se reposer sur leur fortune. L'argent, c'est que dalle. L'argent, ça achète que ce qui n'a pas vraiment de valeur. Elle a conscience qu'elle a besoin de ce même argent pour vivre, mais dans ce cas elle préfère le gagner elle-même, qu'on ne puisse pas lui reprocher d'être pétée de thune alors que ce sont ses parents qui ne savent pas où s'arrêter. L'argent, ça détruit des familles. Ça a été le cas de celle de Lily, alors elle ne veut pas répéter cette erreur qu'elle ne pardonne toujours pas à son père et à sa mère.

Face it : I'm not her and I'll never be.
Pathétique. Lily est un poisson hors de l'eau, un poisson qui croit qu'il peut respirer dans un tout autre monde. Comparée à sa sœur Lana depuis leur naissance, Lily lutte jour après jour pour obtenir d'être elle-même, et d'être reconnue comme telle. Si Lana est douce, polie, avenante, distinguée, ce n'est pas ce que notre adorable connasse a envie d'être. Et puis quoi encore, qu'on lui choisisse un ennuyeux petit riche pour perpétuer la lignée ? Qu'on ne compte pas sur elle, elle préfère les coups d'un soir que les vraies histoires. Elle accumule les petits-amis, les petites-amies, comme si elle cherchait quelque chose sans vraiment trop savoir quoi, ni même vraiment y croire. Elle cherche qui "elle" est, même si elle trouve que c'est d'un ennui mortel. Névrosée, elle déteste tout et tout le monde, tout l'inverse de sa sœur aimante, et aime seulement pleurer sur son existence pitoyable, inutile. Elle est ce que l'on décrirait tous comme auto-destructrice, aimant fumer, boire et copuler à outrance, tant qu'elle s'attire souvent des ennuis. Ses parents sont convaincus qu'elle cherche leur attention, alors qu'elle veut simplement qu'on lui foute la paix. Plus de "tu n'es pas comme ta sœur, au niveau du caractère" ou de "Lana a plus de classe", elle excellera dans la déchéanche, c'est ça son truc à elle.
Physiquement, Lily a un charme qui lui est propre : le charme de la sale gosse. Elle traduit son caractère via sa façon d'être, de se comporter, sa posture toujours feignante et sa façon chaloupée de marcher, comme si elle planait tout le temps. Elle marche en général avec les mains dans les poches parce que sinon elle a tendance à balancer les bras dans tout les sens et frapper les passants. Non pas que ça la dérange vraiment, mais elle essaye au moins de ne pas passer à tabac ses potes lorsqu'ils sortent, pour le peu qu'ils sortent.

Ses cheveux, des cheveux bruns tout ce qu'il y a de plus banal, Lily les maltraitent comme s'ils étaient des émissaires d'Hitler. Queue de cheval en vrac, chignon qui se casse la figure, elle arrive même rarement à les brosser correctement. Ils sont souvent en bataille, comme si elle venait de courir un marathon. L'effet est exactement le même lorsque l'on la surprend avec quelqu'un : la crinière de Mufasa. Elle pourrait en faire beaucoup de choses, oser de nombreuses coiffures puisqu'ils lui arrivent dans le milieu/bas du dos,
mais ses bras lui font déjà mal quand elle doit les lever pour se faire une queue de cheval. Parfois, voir le plus clair du temps, ses amies la coiffe à sa place, ce qui fait qu'il lui arrive d'être présentable. Même si jamais longtemps. Sa meilleure-amie prend même parfois le temps de vernir ses ongles, entre deux galipettes. La même meilleure-amie qui la force à laisser pousser les dits ongles un peu plus, pour rajouter à sa féminité.

Une féminité que son style vestimentaire met en avant, très en avant. Jamais très vêtue, Lily n'aime pas les vêtements encombrants, elle respecte son propre style, lequel pourrait se rapporter au grunge sexy, bien qu'elle ne suive aucune mode sérieusement. Elle aime porter des hauts larges, ou très moulants au contraire, du moment que ses bras ne sont pas couverts. Elle aime également beaucoup les bas et collants résilles, ce que tout le monde n'ose pas. Loin d'être frileuse, Lily porte rarement des manteaux, leur préférant encore des gilets s'il fait vraiment trop froid pour sortir sans se soucier de la température comme elle le fait toujours. La plupart du temps, elle raquette les affaires de ses amis, de ses ex, si bien qu'a la fin elle ne se souvient plus vraiment ce qui est vraiment a elle ou pas. Quoi qu'elle mette pour couvrir ses jolies formes, elle porte toujours un ras-de-cou formé d'anneaux noirs entremêlés, cadeau de Sarah, sa meilleure-amie. Pour ce qui est de ce qui peut aller à ses pieds, Lily ne porte pratiquement jamais de talons. Mesurant déjà un bon mètre soixante-quinze (et pesant à peu près soixante-cinq kilos même si elle ne se pèse pas pour surveiller), elle préfère ne pas faire complexer ses quelques amis masculins et est donc généralement à plat.

Au grand damne de ses parents, Lily est tatouée et percée. Son premier tatouage se trouve sur le côté droit de son cou, légèrement sous le niveau de son oreille, et représente une rose noire flétrie. Son deuxième tatouage, composé de deux tatouages, se trouve être deux hirondelles noires et blanches tournées l'une vers l'autre, situées chacune d'un côté autour de son nombril. Sa peau en elle-même n'est pas forcément d'une qualité parfaite, même si elle s'en sort plutôt bien. Son visage ne bourgeonne pas.
Non, en réalité, ce sont plutôt ses bras et son dos le problème. Ses bras, des poignets pratiquement jusqu'aux coudes, sont marqués de nombreuses cicatrices, des très fins pour certains, plus épais pour d'autres, ou même de légers trous, trahissant le fait qu'elle se scarifiait à une époque, et se droguait à une autre. Elle l'assume parfaitement aujourd'hui, et juge qu'il s'agit d'une preuve du fait qu'elle ait survécu à sa chienne de vie. Son dos, quand à lui, est recouvert de cicatrices rondes, marques de cigarettes éteintes sur elle, acte cruel de l'un de ses ex, ainsi que de griffures passionnelles qui resteront à jamais. On pourrait croire que comme beaucoup de femmes Lily se soucie que l'on puisse voir ces anciennes blessures, mais en réalité elle s'en fout comme de sa première couche. Comme dit précédemment, la chieuse est percée à plusieurs reprises. Son oreille droite est percée deux fois, et son oreille gauche trois fois. Elle a également un piercing à la langue, et un autre situé suffisamment bas pour que seuls ses amants le connaissent.

Sa boubouille est le point sur lequel Lily ressemble le plus à sa petite-sœur, Lana. Un visage plutôt enfantin, bien que toujours sérieux si ce n'est pas carrément blasé, aux traits joliment dessinés. Des traits que la boxeuse improvisée finira certainement un jour par briser à force de se battre. Elle se préfère peut-être les lèvres éclatées, injectées de sang. Ses yeux, de beaux yeux, ont la couleur de la noisette, un beau marron qui tire vire sur le noir et lui donne un regard profond mais froid, comme si elle perçait les gens jusqu'à l'âme, alors qu'en réalité elle utiliserait son temps plus utilement en dormant. Beaucoup trouvent que sa tête traduit très bien sa flemme légendaire. Lily ne se maquille que très rarement, laissant cette véritable besogne à ses amies. A la rigueur, elle prend parfois le temps de passer un coup de rouge à lèvres, ou de tirer un trait de crayon, mais ce n'est jamais très original ni sophistiqué. Sa meilleure-amie,
lorsqu'elle la maquille, la maquille toujours de façon mature, élégante, soulignant ses yeux d'un trait d'eyeliner lui donnant des allures félines. En réalité, on peut très certainement résumé en disant que si un jour quelqu'un croise Lily bien habillée, maquillée et coiffée, ce ne sera pas son travail.
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Âge :
20 yo. Lorsque l'on lui demande son âge elle claque sa langue contre son palais et répond qu'elle est majeure et vaccinée.
Naissance :
02/11/1997, elle se marre toujours quand on lui balance qu'elle est née à la fête des morts.
Origines :
Américaines au-dessus de sa tête. Mais si on remonte un peu plus, c'est vite Babylone.
Nationalité :
Anglaise, et pourtant elle ne peut pas blairer le thé.
Métier :
Etudiante en université, pour le peu de temps qu'elle y passe. Elle travaille comme pet-sitter pour pas devoir compter sur les billets de ses parents.
Statut civil :
Célibâtarde. Et ça lui va très bien comme ça.
Type de magie:
Monomaestria. A défaut d'être fidèle avec ses relations, elle est au moins fidèle à un pouvoir unique.
Anecdotes :
Elle trimbale son zippo partout,
littéralement partout, parce qu'elle aime le feu. Elle sait faire du roller, mais pas de vélo. Elle nage comme les clébards, et ça la gonfle qu'on lui fasse remarquer. Elle souffre de climacophobie, la phobie des escaliers. Les mille-pattes la font hurler comme une pucelle. Elle est très souvent accompagnée de son gang de chats.

Histoire

Minuit dix-sept.
C'est le silence dans les couloirs de la maternité. Mais dans une salle bien précise, les voix résonnent. La sage-femme regarde la femme, épuisée, qui lutte depuis déjà de longues minutes. Son visage, pâle, s'empourpre parfois, alors qu'elle tente de son mieux d'expulser les deux vies qu'elle a porté pendant un peu moins de neuf mois. Ses cheveux, trempés de sueur, se collent à son visage aux traits finement dessinés, ses yeux ambrés voilés par l'effort accablant. Son mari, à ses côtés, dépassé par les événements, se contente de vaporiser de l'eau sur son front, de lui tenir la main, mal à l'aise dans le vêtement vert/bleu que les infirmiers lui ont glissé sur le dos et qui manque de se déchirer à chaque fois qu'il avance les bras. Bientôt, enfin, une première tête apparaît. Lily Tallulah Shade. Une autre sage-femme se charge de démarrer les soins sur le petit être, pendant que sa sœur jumelle peine à sortir à son tour du cocon maternel. Mais le chemin est ouvert, c'est l'aînée qui l'a creusé pour faciliter les choses à l'être qui a partagé son espace aussi longtemps. Et la femme se relâche finalement, les muscles épuisés, alors que sa deuxième fille, Lana Meredith Shade, est posée contre sa poitrine. La favorite. Lana pleure, crie à pleins poumons, se tortille comme un asticot, et l'attention reste planté sur elle. C'est ainsi que tout démarre. Que tout prend fin, également.

Lily, née le 2 novembre 1997 à minuit dix-huit. Lily, disparue le 2 novembre 1997 à minuit vingt-six.

Pendant toute leur enfance, c'est la même musique qui est répété jour après jour. Lana est énergique, elle s'élance vers les autres sans crainte. Lily, pour sa part, préfère rester seule, dans ses rêveries. L'une avance, l'autre recule. Leurs parents ne comprennent pas comment leurs deux filles, si semblables, peuvent être en réalité si différentes l'une de l'autre. Et d'année en année le fossé se creuse, crevant amèrement et avec violence l'illusion que les adultes se plaisent à construire. Lily n'est pas comme sa sœur, laquelle excelle partout. Elle est à l'école comme tout un chacun, ni bonne ni mauvaise, se contentant de l'équilibre quand on attend pourtant d'elle la perfection. Elle ne veut pas apprendre à jouer du piano, pas plus que du violon, passant le plus clair de son temps le nez en l'air à regarder le ciel sans jamais expliquer pourquoi. Elle déçoit ses parents, sans cesse, brisée par la douleur de remarquer qu'ils veulent faire d'elle une Lana. Son père, PDG d'une grande et grosse entreprise, ne rentre à la maison que pour assister aux représentations de la chorale dans laquelle se trouve sa fille cadette. Et sa mère, mannequin de profession, préfère fuir que d'avouer que d'avoir porté deux enfants a abîmé son corps de rêve. Lana court après la Lune, Lily préfère les étoiles.

Entre les sœurs, les relations sont tendues. Lily aime tourmenter Lana, cherchant dès que possible à faire sortir la petite chose parfaite de ses gonds. Mais le seul résultat est généralement qu'elle finit punie, et que sa sœur vient la voir avec cet air de pitié en lui disant que ce n'est pas de sa faute, qu'elle n'est pas comme elle. Et Lily ne supporte tout bonnement pas ça. "Je ferais n'importe quoi pour toi", "Tu es ma sœur, ma moitié", "Je t'aime comme tu es, Lily". Des mensonges, des mensonges et encore des mensonges. Lana sait qu'entre elles, il y a le désert du Sahara. Sa "gentillesse" répugne son aînée, qui s'en éloigne autant qu'elle le peut, cherchant à devenir une personne à part entière. Mais ses parents retournent sans cesse la lame dans la blessure. La même école, le même club d'art. Lily se cherche, arpente les possibilités, mais Lana l'y rejoint toujours, et l'y surpasse. "Je veux comprendre ce que tu aimes !". C'en est trop quand, un jour, Lana franchit la limite, à la fin de leur avant-dernière année de primaire. Le garçon que Lily aime chante les louanges de sa sœur. Et, à nouveau, elle disparaît dans l'ombre implacable. Parfois, elle tente de s'affirmer, expliquant à ses parents qu'elle n'est pas comme ça, qu'elle ne veut pas l'être, qu'elle prend un autre chemin et qu'elle veut le faire seule. Mais ils ferment les yeux, trop occupés à amasser leur argent pour prendre le temps d'apprécier la personnalité de chacune de leurs filles.

Au collège, les choses empirent. Le père et la mère se liguent, prétextant qu'ils en ont assez des caprices de Lily, contre cette dernière. La comparant sans la moindre pause à sa jumelle, Lily s'engouffre dans le sentiment de n'être que l'autre côté du miroir, celui que personne ne peut voir, qui fait face au mur. Puis quelques étincelles se produisent. Parfois, Lana ne parvient pas à ouvrir certaines portes de la maison, fermées sans que personne puisse déterminer comment. Et alors, Mr et Mme Shade prennent, après tant d'années, le temps d'expliquer la situation à leurs enfants. Tout deux sont mages, monomaestriis, l'un peut annuler la magie des membres de sa famille, l'une verrouiller et déverrouiller les choses. Lana est élevée au rang de déesse. Le lendemain de cette révélation, la maison fête l'avènement de la Déesse Lana à l'âge de ses premières manifestations magiques. Et, ce soir-là, Lily s'esquive à cette mascarade. Écorchée vive, elle s'infiltre dans la chambre de sa sœur via le balcon qu'elles partagent, et s'empare de son journal intime avec l'intention de le détruire pour la faire disparaître comme elle disparaît. La curiosité cependant la frappe, en plein figure, et elle finit par rejoindre sa propre chambre en se demandant ce que sa jumelle peut bien avoir à cacher. Et s'il y avait quelque chose avec quoi faire pression ? Le journal bleu clair est fermé d'un cadenas que Lily ne parvient pas à briser. Et, enragée, elle finit par lancer l'objet de sa frustration contre un mur, de toutes ses forces. Son petit corps tressaute, et bientôt les pleurs sont violents, si violents qu'elle étouffe ses cris dans son oreiller de son mieux. Quelque chose se brise, toujours plus, en elle.

Le lendemain, alors que Lily refuse de sortir du lit, Lana tambourine à sa porte en s'égosillant pour lui demander si elle n'a pas vu un journal bleu. Alors, Lily sort de son cocon de couettes, bien à contre-cœur. Pourquoi le garder, s'il ne sert à rien ? Plus elle le gardera, pire ce sera. Ses pieds nus traînent sur la moquette, jusqu'à ce qu'elle parvienne devant le journal, laissé seul sur le sol au bas du mur contre lequel il a été jeté. Elle se penche, s'en saisit, et, soudain, le monde change. Alors qu'elle n'a plus rien, qu'elle ne peut plus se raccrocher même à la vengeance, son monde est renversé. Le cadenas, ouvert, tombe au sol. Et bientôt, Lily vient l'y rejoindre, ses jambes lâchant sous le coup. Elle serre le journal contre sa poitrine encore inexistante, et pleure à lourdes larmes. Pourquoi après elle ? Pourquoi juste après elle ? Pourquoi Lana était-elle meilleure même à ça ? Et la force revient bientôt, alors que Lana crie. Elle crie, comme le jour de sa naissance, elle crie comme elle l'a toujours fait quand personne ne les regardaient. C'était donc ça, les "clic" qu'elle entendait parfois en tentant d'ouvrir des portes fermées à clé sans qu'elle le sache ? C'était donc ça son pouvoir, le contraire de celui de Lana ? Un sourire naît sur ses lèvres légèrement gercées. Similaires. Contraires. Le goût de quelque chose de nouveau brûle ses papilles, son sang frappant à ses tempes avec fureur, imitant le tambour de son cœur. Elle se relève, essuie d'un revers de manche de pyjama ses larmes, et ouvre le journal. Ses pas sont plus vifs, plus déterminés, avant qu'elle n'ouvre la porte, se mettant à réciter à sa sœur ses propres écrits. Lana reste figée, premièrement, puis arrache le journal de ses mains. Et Lily rit. Elle rit de joie, de bonheur. Le visage de sa jumelle se tord, se crispe, avant qu'elle ne lui jette à la figure un unique mot. " Monstre ! " Lily suit la silhouette qui s'éloigne rapidement jusqu'à disparaître, fuyante, au tournant du couloir. Jamais plus que toi, Lana. Jamais plus que toi.

Le sable du temps s'amasse. Lily et Lana sont séparées, n'allant pas dans le même lycée, et l'aînée apprend enfin à gérer un semblant de vie. Chaque fois qu'elle rentre avant sa sœur, elle se glisse dans sa chambre par le balcon et vole le livre pour recommencer sa vengeance. Et Lana, pour avoir le droit de se plaindre, ne verrouille pas de sa magie ladite porte du balcon, ni même le cadenas de son journal. L'équilibre s'installe entre elles, un drôle d'équilibre. La jeune rebelle se construit une réputation, sort chaque soir pour se balader sous le voile des étoiles. Le silence. Elle se renferme sur elle-même, ne laissant passer que quelques âmes aussi vagabondes qu'elle, mais s'y sent en sécurité, à l'aise. A la maison, ses parents sont fous, mais à présent elle a la force de les provoquer, se réjouissant de leur incapacité à faire d'elle ce qu'ils souhaitent. A la fin du lycée, son père annonce lors de l'un de ces repas silencieux comme un cimetière qu'ils vont déménager. Sa femme, la mère des jumelles, ferme les yeux et hoche la tête, comme la docile poupée d'apparence qu'elle se trouve être. Lana pose des questions, Lily écoute le peu qui l'intéresse. Ils vont partir, afin d'être plus proches d'Effington, leur père voulant avoir plus facilement accès à l'établissement qu'il compte soutenir financièrement. Ce cruel génie n'ignore pas que miser sur cette carte est un coup gagnant à coup sûr. Lily se lève de table, le paternel lui demande où elle compte aller. Et, en le regardant droit dans les yeux, elle sort de la poche arrière de son jean son paquet de cigarettes, un paquet acheté par l'un des domestiques et qu'elle a en réalité voler (entre de bien plus grosses erreurs), et glisse un bâtonnet entre ses lèvres avant de lui répondre d'une voix légèrement étouffée par la pression exercée sur ses lippes. " Y'a personne qu'ça dérange, c't'odeur ? Vous d'vriez ouvrir, ça pue l'hypocrisie. "

En quittant la pièce, elle entend son père hurler. C'est une "qualité" de famille. Lana appuie le moindre de ses mots, précieuse petite princesse. Plus tard dans la soirée, Lily a obtempéré en faisant ses affaires. Ce n'est pas comme si elle avait le choix de toutes façons. En scotchant le dernier carton de ses vêtements, elle souffle longuement, un vrai petit ouragan. Tant pis pour les amis qu'elle s'est fait ici, peut-être qu'elle trouvera d'autres moyens de les saouler ailleurs. La famille Shade déménage la semaine suivante, dans une précipitation que Lily ne s'explique pas. Pas avant d'arrivée sur place, et qu'ils ne soient accueillis par la trop charmante secrétaire de son padré. Donc c't'une histoire de culotte. Si cette nana en porte vraiment une. Elle s'adapte, pour le peu qu'elle sache vraiment s'adapter à quoi que ce soit, et fini ses années de lycée à Effington, académie de laquelle elle ressort sans diplôme puisqu'elle a passé le plus clair de son temps à privilégier d'autres occupations. Ses parents la harcèlent pour qu'elle rentre à l'université, la même que Lana. Et, faute de mieux, elle s'engage dans cette voie. Envoyant balader la sœur insupportable qui cherche à revenir dans sa vie pour une raison qu'elle ne saisit pas, elle parvient à se faire de bons amis, une meilleure-amie qui déteste autant qu'elle mademoiselle parfaite, et avance. Ou recule. Elle rit, allongée sur un banc et la tête posée sur les cuisses de Sarah, ayant profité de l'excuse de son travail de pet-sitter pour prendre la poudre d'escampette. Ladite Sarah, élevée au rang de meilleure-amie, lui fait alors remarquer que c'est le mouvement le plus important, pas la direction, lui caressant les cheveux et les brossant à l'aide de ses doigts fins. Mais la vraie question est là, entière : Lily bouge t-elle vraiment ?

Yo. J'ai 19 ans (j'ai encore failli écrire 18 parce que je me suis arrêté là), je suis la jeune maman d'une princesse. J'aime lire, dormir, regarder des séries, manger, et re-dormir. Ça m'arrive de rp comme un escargot à court de bave, ou d'autres fois d'être Speedy. J'ai connu le forum via le répertoire de fofo rp de Forumactif. J'aime le mot "totaux".  

Messages : 6
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Dim 28 Jan - 12:16
Hey ! Déjà, re-bienvenue  :doge:

J'ai beaucoup aimé ta fiche. Lily a l'air cool, et j'espère qu'elle parviendra à s'épanouir correctement maintenant qu'elle met de côté sa soeur. J'ai rien à redire sur ta fiche - bon quelques petites fautes mais franchement c'est plus que je suis une espèce de grammar nazi qu'autre chose et ça n'entache absolument pas la qualité de la fiche -, cependant, étant donné que ta petite monomaestria possède un pouvoir ne figurant pas sur le listing, je vais juste devoir te demander de passer sur ce topic pour que tu puisses le proposer. Simple formalité cependant, puisque je n'ai personnellement à première vue aucune objection à ce pouvoir et que je suis presque sûre qu'il en sera de même pour ma collègue.

Allez, fais ça vite que je puisse te valider et laisser Lily s'amuser à ne pas traîner avec ses petits camarades.
Messages : 69
Type de magie : Monomaestria
Âge / Classe / Job : 42 ans / Chercheur
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Admin
Dim 28 Jan - 15:07


tu es validé(e)

Merci bien mademoiselle ! Du coup je me suis déjà chargée de recenser ton pouvoir ! Et du coup...

Tu peux dès à présent aller remplir les listings afin que nous puissions t'attribuer ta couleur et commencer à RP !
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