Finn H. Hogarth // Silence isn't empty (terminé)
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Messages : 23
Pouvoir : Intangible (12/12)
Type de magie : Monomaestria
Âge / Classe / Job : 17 ans / 6ème année
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Lun 25 Déc - 20:02
Intangibilité (12/12)
Pas besoin de vous faire un dessin, hein ? Intangibilité, c’est pouvoir de passer à travers les choses… ou que les choses nous passent à travers, sans mauvais jeu de mots. T’es un passe-muraille, Finn. Ta maîtrise est plutôt bonne, à vraie dire. T’as arrêter d’utiliser ton don sans t’en rendre compte à 14 ans, et même sous pression, tu en garde une maîtrise complète.
Tu fais partie de ces gens qui se débrouillent assez instinctivement. Sans grande concentration, tu arrives à des résultats acceptables, du genre à ouvrir des portes verrouillées de l’intérieur, passer à travers les portes, ou attraper une bouteille de lait au frigo sans avoir à l’ouvrir. Tu ne restes pas « en phase » très longtemps, généralement. Une à deux petites minutes avant de redevenir solide. Ce qui veut dire que tu peux pas te balader sous la pluie en évitant les goutes pour deux raisons : 1) tu tiens pas assez longtemps 2) l’eau c’est pas un truc simple à traverser.
Parce que oui, tu passes, tout du moins pour l’instant, pas à travers tout. Les matières les plus compact ou en mouvement ont tendance à te poser problème. Au final, tu ne fais que déplacer tes atomes au travers de la matière, et plus ils sont serrés, plus c’est une opération complexe. Plus ils s’agitent, mois t’arrives à te placer là où il faut. Pour les matériaux les plus complexes, t’arrives à augmenter ta concentration en te concentrant sur la transformation d’une seule partie de ton corps, tandis que l’autre reste tangible.
Mais y a un truc dont t’es fier, Finn. C’est un truc que t’as travaillé pendant plusieurs mois, et qui honnêtement ne tient qu’une petite vingtaine de secondes tout en te demandant une concentration montre, mais tu peux faire phaser quelqu’un avec toi. Il te faut un contact physique pour ça, du genre attraper la main ou le poignet de la personne concernée, mais ça fonctionne. Evidemment, tu ne peux pas faire ça dans l’urgence, du genre attraper quelqu’un qui passe dans le couloir. Il te faut un peu plus d’une minute de concentration, le contact toujours établi pour effectuer cette prouesse.
Tu t'es encore endormi un livre à la main, ta veilleuse illuminant avec tendresse les traits de ton visage assoupi. Les doigts caressant la couverture suivant la faible danse de ta cage thoracique qui se gonfle puis se dégonfle au rythme de ton cœur, ton esprit vagabonde pendant que ton cerveau s'active à trier, organiser et ranger les nouvelles informations de la journée. Tes cours, principalement, parce que malgré ta fâcheuse tendance à rêvasser, tu restes un élève attentif. La tête dans les paumes, t'as passé des heures à te laisser bercer par la voix de tes profs. T'as toujours l'air d'être quelque part entre le "je m'en fou" et le "je préfèrerai être chez moi" qui n'est pas spécialement faux, mais pourtant pas tout à fait vrai non plus. Au fond, t'aimes bien apprendre. T'aime sentir tes neurones qui s'activent, ta matière grise en ébullition, les informations qui suivent lentement leur chemin jusqu'à ton crâne, quand tes sourcils se froncent légèrement sur ton visage inexpressif à cause des questions qui se posent quelque part à l'intérieur de toi. Elles sont arrivées sans que tu t'en rendes compte, et mènent généralement à une certaine forme de frustration de ne pas pouvoir te contenter de chercher l'information sur ton téléphone au fur et à mesure qu'elles te viennent. T'es pas vraiment le genre d'élève à lever la main. Non seulement tu trouverais ça bien dommage d'interrompre ton professeur, mais t'as surtout pas envie de te faire remarquer. Pour la plupart de tes camarades, t'es ce genre de gars un peu effacé, au fond de la classe. Le gars dont on oublie simplement le nom à la fin de l'année, parce qu'il ne semble pas avoir grand-chose de remarquable. Des fois, on se demande avec qui il traîne, parce qu'on n'a pas souvenir l'avoir vu seul non plus. Ordinaire. Banal. Sans rien de remarquable.

Et tu détestes ça chez toi. T'aimerai être quelqu'un, faire quelque chose. T'as conscience que c'est un truc d'enfant, que la plupart des gens ne font rien de remarquable de leur vie, et que leurs jours s'enchaînent les uns après les autres, toujours plus identique au précédent. Pourtant, t'aimerai… t'aimerai être différent. Tu ne sais même pas vraiment comment toi-même, mais t'es dégoûté de ta propre normalité. T'es censé être un gamin intelligent, mais tu n'exploite pas tout le potentiel que t'as en réserve. "Potentiel". Qu'est-ce que du déteste ce mot. On t'a bassiné avec ça toute ton enfance. Tes parents, surtout, qui ont semble-t-il finalement acceptés que tu ne sortirais jamais de la norme. Tu comprends pas ce que t'es censé faire de ce "potentiel", ce qu'il représente. Est-ce que c'est toutes ces heures que tu passes en silence sur ton lit à ne rien faire au lieu de réviser comme la plupart de tes camarades ? Est-ce que c'est ces moments où tu soupire devant ton cahier en te demandant "à quoi bon" ? Parce que malgré ton envie d'être Quelqu'un avec un Q majuscule, t'es incapable de te motiver à faire ce qu'il faut pour avancer sur cette voie. Parce que c'est chiant. Parce que ça a tellement peu de chance d'arriver. Parce que tu ne mérites pas plus d'être une personne exceptionnelle que quelqu'un d'autre. Tu trouves les gens capables de tracer leur propre voie incroyable, et tu les admire, mais pourtant, t'as cette impression que tout ça c'est pas fait pour toi. C'est dommage, parce qu'avec un peu d'effort tu pourrai.

C’est ta fénéantise qui te retient. T’es un de ces partisans du moindre effort et un maître dans l’art de toujours tout remettre au lendemain. Rien ne semble avoir réellement d’importance à tes yeux. Soupire, haussement d’épaule, c’est à peu près tout ce que tu réponds aux réflexions qu’on pourrait te faire. Tu fais partie de ces personnes qui communiquent par regards entendus, par étincelles dans les yeux, et par l’intensité du sourire. Ces gens discrets et qui intériorisent la plus grande partie de leurs émotions. Parce que t’aime pas ça, les émotions. T’as l’impression que ça te rend faible. Que laisser quelqu’un voir tes réactions spontanées est honteux. Que te laisser emporter un peu trop en public, ça craint. Tes potes te voient un peu comme un robot incapable du moindre sentiment. Si seulement.

Il n'y a finalement que ceux avec qui tu traines fréquemment qui te trouvent enjoué. T'es plutôt souriant en leur compagnie, c'est vrai. Mais s’ils étaient aussi observateurs que tu l’es, ils se rendraient compte toute de suite que quelque chose n'est pas tout à fait naturel. La façon dont tu rigoles toujours un peu après les autres, parce que t'es dans la lune, ou que t'es pas vraiment sûr qu'il s'agisse vraiment d'une blague ou de quelque chose de drôle, tes mains qui ne quittent pas tes poches, à cacher leur danse malaisée de celui qui sait pas vraiment où se mettre, qui n'est pas tout à fait certain d'être à sa place.

Tu es aveugle, Finn. Incapable de voir le bon en toi, mais puisqu'il faut te présenter, laisses-moi te dire ce qu'il y a de fantastique dans ton petit être.  Tout d'abord, t'es quelqu'un d'honnête.  La seule personne à qui tu mens régulièrement, au fond, c'est toi-même.  Tu parles peu, certes, mais quand tu ouvres la bouche, c'est toujours pour aller assez directement au fait. Et des faits, tu en connais des tas. Curieux et à la bonne mémoire, t'es une machine à apprendre, et à apprendre bien, dès que tu y trouves le moindre intérêt. T'aimes plein de choses, en plus. La chimie, l'histoire, la photo et écrire aussi, ça fait partie des trucs qui te plaisent, sans aucun doute. T'es pas le gars à qui on colle une étiquette "science nerd", "arty" ou "littéraire" facilement, parce que t'es un peu au milieu de tout. Ça non plus, tu ne l'aimes pas chez toi, parce que t'as l'impression d'être moyen en tout et bon à rien. Pourtant, si tu t'écoutais parler une seconde, tu te rendrais peut-être compte que t'es finalement meilleur que la plupart dans tous ces domaines. C'est seulement tes attentes envers toi-même qui sont bien trop haute.

Ton égo, ça… Tu te fixes toujours des objectifs inatteignables, parce que tu t'estimes tellement meilleur que les autres. Et quand tu échoues, forcément, tu ne le supporte pas. Ton estime de toi, c'est comme montagnes russes, ça monte et ça descend sans prévenir et tu te retrouves finalement dans cette situation contradictoire où t'as l'impression que tout le monde t'es inférieur, mais que t'es quand même la pire chose qui existe. Pourtant. Pourtant tu laisseras jamais personne entrevoir cette face de ta personnalité. C'est ta plus grande honte, la chose que tu tiens le plus à cacher. Qui comprendrait, au fond. T'as tout pour être heureux. T'es né dans une de ces familles où tout se passe bien. Des parents qui s'aiment. Qui t'aiment. Une vie normale à Edimbourg. Un don. Quelques amis. Une bonne santé. Un cerveau fonctionnel. Un physique qui ne te fait pas défaut. Alors pourquoi est-ce que t'arriverai pas à être heureux comme tout le monde ? Comment ceux qui sont pas aussi bien lotis que toi pourraient comprendre ton mal-être ? Alors tu fais mine de rien. T'affiches ton maigre sourire face à tes amis, et tu parles fort pour étouffer le bruit de tes pensées. C'est peut-être avec eux que tu fais le plus d'efforts pour aller bien, et avec qui c'est le plus simple. T'arrives toujours à trouver un sujet intéressant à propos duquel discuter spontanément avec eux.

Faut dire que dès qu'on t'a lancé sur un sujet, tu t'arrêtes plus. Tu lis beaucoup chez toi, et t'es incollable sur pas mal de sujets. On pourrait très bien ouvrir le tiroir de ton chevet et y trouver un livre sur les relations internationales de 1918 à 1939 acheté pour ton plaisir personnel. T'es souvent labellisé comme un peu étrange à cause de ça, d'ailleurs. Tu passes du mutisme à l'excitation sans prévenir, puis tout à coup on a l'impression que t'as accès à Wikipédia directement depuis ton cerveau. Ca surprend, autant les autres que toi-même. Et c'est après que tu te demandes si t'aurai pas dû te taire. La scène repasse en boucle dans ta tête, et finalement, tu trouves ça terriblement gênant. Tu culpabilises, et la moindre réflexion de près ou de loin en rapport avec cette situation te met tout à coup mal à l'aise. Alors dans le silence qui t'entoure, t'essayes de penser à autre chose. T'attrapes un livre dans ton chevet, et t'allumes la veilleuse, tes yeux se nourrissant de chaque mot jusqu'à ce que finalement, ils se ferment d'eux-mêmes, que tes doigts s'affaiblissent jusqu'à laisser tomber ton bouquin sur ton torse qui se soulève au rythme de ton souffle ralenti.  
 
T'as pas mal hérité de ta mère, Finn. Difficile à dire si tu ressembles vraiment à ton père, mais vu qu'il paraît qu'il était plutôt mignon, on peut dire que tu dois avoir hérité d'autre chose que de son habilité à utiliser de la magie. L'ensemble de ton visage est plutôt harmonieux. Mis à part de rares irrégularités de l'adolescence, il n'y a pas grand-chose à y critiquer. Tes yeux couleur noisette illuminent cet ensemble avec un trait d'intelligence, mais ceux-là, il ne fait aucun doute que ce sont ceux de ta mère. Malgré ton expression lasse, y a toujours cette étincelle qui y brille qui te donne cet air vivant, qui contraste avec l'aspect cadavérique de ta peau. Elle a toutes les propriétés des pays nordique : pâle, froide, et incapable de se colorer d'autre chose que de rouge brûlant à la lumière du soleil. Les Bermudes ont donc tendance à te donner des couleurs, particulièrement sur l'arrête de ton nez fin qui a pris l'habitude de se teinter de rose depuis un peu plus d'un an. Ca gagnerait à être un peu plus expressif, pourtant, parce que t'as un joli sourire quand tu veux. Mais il semblerait que tu cherches à le garder pour toi. Ta bouche semble s'être faite à ne dessiner plus qu'un rictus amusé, celui que tu arbore avant de lâcher une remarque ironique comme tu sais si bien le faire.

Mais ce que tu préfères, pourtant, c'est tes cheveux. Une tignasse épaisse aux couleur chaudes, un mélange de blond cendré et de châtain clair, dont les mèches ondulent légèrement jusqu'au bas de ton cou. Le genre de chevelure dans lesquelles on aimerai bien se perdre, glissant ses doigts dans cet toison duveteuse qui s'acharne à ne jamais aller dans la direction où on l'attend. Tu en vie l'expérience tous les jours, de cette tendance rebelle, quand tu joues avec cet épi qui tient tant à venir se poser entre des yeux au lieu d'encadrer agréablement ton visage. L'irrégularité de leur arrangement te donnent cet air un peu confus, désordonné, qui n'est pourtant pas tout à fait représentatif de ton comportement. T'aimes bien l'ordre, mais ta coiffure ne fait simplement pas partie de tes priorités.

Dans le temps limité à ta disposition le matin, tu préfères choisir tes vêtements. Tu as tendance à porter des vêtements ambles, pour y cacher ton corps chétif. Pour un garçon d'un peu plus d'un mètre soixante-quinze, t'es pas bien lourd, et ça se remarque. On remarque plus facilement les os qui se fraient un chemin jusqu'à ta peau que ton absence totale de musculature, complétée par des bras d'une finesse presque cassante. T'évites donc de trop te dévoiler. La plupart du temps, t'es vêtu d'une chemise et d'un cardigan simple ou d'un pull classique taille M qui semble gigantesque sur toi. Ca contribue à ton look sérieux. Il t'arrive évidement de porter des t-shirts que t'assorti avec des vestes en jean ou en lin quand il fait trop chaud pour un effet plus décontracté. T'es pas fans des jeans, même si t'en porte occasionnellement. Tu préfères les pantalons aux couleurs naturelles, bon anglais que tu es. Niveau chaussures, tu optes plutôt pour des converses ou autres baskets de ville décontractées.  
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Âge
17 ans
Naissance
7/02/2001
Origines
Écossaise & Danoise
Nationalité
Anglaise
Métier
Lycéen (5ème année)
Statut civil
Célibataire
Groupe
Monomaestria
Autres
INTP-T / Poufsouffle

Histoire

Si t'étais à ma place, Finn, tu saurai vraiment pas quoi raconter. Tu vois ta vie comme un défilement maussade, sans intérêt ni même le moindre moment remarquable, mais hey. Reprenons depuis le début et laissons donc les lecteurs juger.

Cette histoire commence à Edimbourg, capitale écossaise où il y fait toujours froid. Elle te dérange pas, pourtant, cette fraicheur, pas plus qu'elle ne pose de problème à tes parents qui se sont installé ici après la mutation de ton paternel. Faut dire que ça fait pas beaucoup de différence avec la météo de Liverpool d'où ils sont originaire, mais bon, ça a au moins le mérite d'être franchement plus joli. Mais concentrons-nous plutôt sur la fameuse mutation.  Terry Leroy Hogarth était un employé modèle à Tesco Bank, probablement le job le plus ennuyeux que tu pouvais imaginer, mais qui permettait quand même de ramener de l'argent à la maison. Martha Elisabeth Hogarth, ta mère, était une assistante sociale aux joli yeux noisette et au visage respirant la fraicheur et n'avais rencontré aucune difficulté à suivre son mari dans ses nouvelles fonctions. Leur histoire était assez ennuyeuse, la banale affaire d'une rencontre à une soirée entre amis, d'un verre quelques jours plus tard, puis d'un rendez-vous, d'un premier baiser, un mariage heureux, entrecoupé de courtes disputes comme il en arrive souvent. A vrai dire, la seule perturbation de leur vie de couple, c'est toi.

Parce qu'il ne vous aura pas échappé que dans ce portrait un peu trop normal, un peu trop morne, il n'y a pas de magie pour illuminer ton regard, pour émerveiller ton enfance. Revenons donc à l'une de ces petites disputes. C'était un soir d'été de l'année 2000, et Terry avait fait la terrible erreur de rentrer un peu trop imbibé de ce qui devait être un simple pot entre collègue. C'était la troisième fois cette semaine, et Martha avait plus que ses raisons d'être agacée. La dernière fois qu'il était rentré dans cet état, il avait fini par éclater la vitre de la fenêtre de la cuisine, et malgré les quelques 21°C à l'extérieur, elle aurait préféré faire le choix d'ouvrir la fenêtre que de passer la soirée à ramasser les brisures de verre. Alors Martha, elle a pris ses clics et ses clacs, et elle lui a dit de se démerder. Elle a largué ses affaires chez une amie, et elle s'est dit qu'elle aussi, elle pourrait un peu profiter de la vie. A vingt-cinq ans, elle avait bien le droit d'aller en boite après une rupture.

Vous voyez à peu près où je veux en venir, n'est-ce pas? La jolie Martha a passé la nuit avec un beau danois dont elle ne se rappelle pas grand-chose si ce n'est que son nom était trop imprononçable pour qu'elle puisse s'en souvenir avec 1.4g/L, qu'il était vachement mignon et que son petit tour de perception des liens, ça l'avait grave touché. Le fait est que ça l'avait aussi pas mal fait réfléchir le lendemain et qu'elle était quand même toujours amoureuse de son mari, et que c'était réciproque, alors après un long coup de fil où Terry avait dû présenter ses excuses trois-cent fois, elle était finalement retournée chez elle.

Sauf que voilà, le mal est fait et Finn, tu restes à moitié danois. Tu rencontreras peut-être jamais ton père biologique, mais t'en éprouveras jamais le besoin, tout simplement parce que le père que t'avais à la maison comblait tout ce que tu pouvais réellement attendre d'un père. Normal. Stricte. Gentil. Patient. Il t'a toujours considéré comme son fils, et t'as même hérité du nom du grand-père paternel, ou tout du moins un diminutif. Finn Herbert Hogarth vit finalement le jour un sept février de l'année 2001.

Que dire de ton enfance, si ce n'est qu'elle était plutôt banale ? Déjà, tu étais un nourrisson plutôt sage, et tu fis le bonheur de tes parents en faisant tes nuits en un temps record. A l'école, t'étais un gamin normal. Comme si ça coulait dans les veines des Hogarth, pour peux que t'en soit vraiment un. Mais pour ce qu'il y a à dire sur les jours d'un enfant de moins de cinq ans, hein. T'avais quelques amis à l'école, des bons résultats, et un intérêt particulier pour la lecture. Martha a eu la patience de t'apprendre à lire avant le CP, et ça faisait de toi un gamin plutôt heureux. Ca te paraissait une activité bien plus intéressante que de courir derrière un ballon comme tes cousins s'entêtaient à le faire quand ils venaient vous rendez visite pendant les vacances, et faut dire que t'étais vachement plus doué quand il s'agissait de faire défiler les pages devant tes yeux que de patauger d'un bout à l'autre du jardin boueux à faire de grand signe, espérant que peut-être, on te fasse une passe. Mais personne ne fait la passe à un gamin chétif qui reste sur le muret un match sur deux à bouquiner.

Chétif, peut-être, mais en bonne santé. Le ciel grisâtre, ça t'aidait pas à avoir l'air plus en forme. Pas bien épais, le teint pâle, le regard éteint, on t'a fait passer toute sorte de test pour en arriver à la conclusion que t'étais juste un petit gars pas bien gaillard pour son âge, mais aussi assez certainement un monomaestria. Tout le monde s'en doutait un peu à la maison, mais c'était la confirmation que "papa n'est pas vraiment ton papa, même s'il t'aime aussi fort que s'il l'était", comme on t'avait expliqué, et que tu auras "du potentiel".

Quand t'es rentré à l'école primaire, t'as commencé à avoir les premiers symptômes. Ceux de ce qu'on appelle le stade 1. Sauf que la magie avant 12 ans, franchement, c'est pas ouf. Surtout quand on va devenir un être intangible, comme c'est ton cas. Avant la puberté, c'est des petits indices comportementaux, c'est ce qui ressemble à des actions manquées qui donne un semblant d'indice de ce que tu serai capable de faire plus tard. Ta mère avait émis l'hypothèse de la télékinésie, parce qu'aucun objet semblait ne rester en place à ton contact. C'était juste que rien ne restait vraiment entre tes mains.  Et ta personnalité un peu effacée.

T'avais tendance à traîner avec un petit groupe assez hétéroclite, composé d'une gamine asthmatique répondant au nom d'Agatha Stirling, un petit chinois appelé Kenny Ming et d'un certain Madhavacharta Banahatti que vous vous contentiez d'appeler Mad, parce que les prénoms indiens ça va un peu, mais le sien était rapidement devenu long à prononcer. Agatha trouvait ça un peu disrespectueux, mais ça arrangeait tout le monde, elle comprit, mais elle voulait juste lui montrer qu'elle prendrait sa défense même dans les circonstances qui n'étaient pas nécessaires parce qu'elle était amoureuse. Ca t'agaçait un peu, mais au fond, tu voyais où elle voulait en venir. Si tu t'entêtais à continuer à l'appeler Mad pour l'embêter, c'était plus parce que tu étais jaloux. Une vieille histoire d'enfance qui ne mena finalement pas à grand-chose vu que les années passèrent et personne ne fu jamais vraiment l'amoureux de personne dans votre petit groupe de gens un peu maladroits.  

Mais malgré le fait que t'ai un petit faible pour la petite anglaise, celui avec qui tu t'entendais le mieux c'était quand même Kenny. Le cliché parfait du chinois expatrié à tous les niveaux, sauf l'absence complète d'accent. Ses parents tenaient un restaurant asiatique, il était bon à l'école, portait des lunettes et des vêtements un peu démodés et il jouait super bien d'un instrument de musique, dans son cas, du violon. Vous tombiez toujours plus ou moins d'accord sur tout, sauf peut-être de qui de vous deux méritait vraiment d'être le premier de la classe puis ce que vous vous disputiez le titre depuis 3 ans déjà. On lui avait dit qu'il serait un polymaestria plus tard, mais comme toi, il voyait pas vraiment ce dont il serait capable plus tard. Son seul symptôme de futur mage capable de percevoir la magie et de créer des objets magiques fût peut-être d'être attiré par toi.

Toujours vers cette période, alors que tu n'avais encore que 8 ans, l'ambiance dans ta classe s'est détériorée. Le début des petites gue-guerres dont tu n'avais pas grand-chose à faire. Mais votre petite bande de bras-cassée, c'était devenue la cible idéale des moqueries du reste de vos petits camarades. Vous étiez peut-être les meilleurs de la classe, mais vous restiez les loosers en chef.

Ca a peut-être pas marqué ta vie, parce que t'es un gamin particulièrement nonchalant, et tes camarades étaient pas des plus méchants, à vrai dire. Mais ça fait de votre gang un petit groupe particulièrement uni. Du coup, le départ d'Agatha, ça a été un gros truc pour tout le monde. Sa mère était mutée à Bristol, et trois mois après son départ, vous n'entendiez déjà plus jamais parler de la petite blonde au joli sourire. Ca a sûrement cause une légère tension entre vous, et finalement, Mad et toi avez fini par vous disputer. Ca aurait pu ne pas être une affaire importante, mais ça a complètement déraillé.

C'était parti d'un simple rappel. T'avais prêté Percy Jackson Le Dernier Olympien qui venait de sortir à ton ami depuis presque trois semaines et il ne te l'avait toujours pas rendu alors que tu étais censé présenter un exposé sur le sujet quelques huit jours plus tard. Tu lui avais donc demandé de te le rendre. Une requête plutôt honnête, vu que 1) il s'agissait de ton livre 2) tu lui avais laissé pas mal de temps et 3) t'en avais quand même vraiment besoin pour l'école. Mad l'a pas vraiment vu de cet œil en tout cas, et t'a froidement rétorqué que si tu savais que t'en avait besoin, c'était plutôt irresponsable de ta part de le lui avoir prêté et qu'il faudrait que tu attendes qu'il ait fini. Sauf que t'es un petit gars sérieux, Finn, et t'as bien envie de faire un meilleur exposé que Kenny, alors hey, tu t'es énervé. Et plus le ton montait, plus tu sentais cette boule dans ton ventre propager son poison dans tes veines, se transformant en un battement assourdissant contre tes tempes. Tu t'entendais plus penser, Finn, mais tu sentais un autre signal électrique passer dans tes muscles fluets. Le regard aveuglé par l'hostilité, tu te rendais pas compte que tu hurlais. Et trop échauffé par l'animosité de vos propos, Mad a fini par taper où ça fait mal. "Tu t'énerves juste parce que tu sais très bien qu'Agatha elle aurait jamais posé un œil sur toi". S'en était trop.

C'est Kenny qui vous a séparé, mais il a pas été assez vite pour t'empêcher de mettre une bonne beigne à l'indien. Ca va que ton dossier scolaire était trop bon. On t'a juste renvoyé chez toi pour le reste de la journée en te disant qu'il fallait plus faire ça. Sans trop de surprise, Mad t'a pas rendu ton bouquin, mais t'as quand même géré ton exposé. Malgré la honte de t'être emporté de la sorte face à tes camarades. Ton camarade. C'était finalement plus que Kenny et toi après ça. Et ça a duré jusqu'à la fin du primaire.

T'as été le premier de ta classe chez qui ça s'est manifesté. Un cours de sport comme les autres, où tu faisais plus ou moins semblait d'essayer le ballon blanc qui arrivait de l'autre côté du filet. T'étais pas très bon à ça, et pas spécialement motivé non plus. Quand t'en avais l'occasion t'évitais les balles, jusqu'à ce smash que t'avais pas vraiment vu venir. T'as sauté, pourtant, histoire d'essayer, mais au mauvais moment. Quand t'as ouvert les yeux, la balle était juste devant toi, inévitablement en alignement parfait avec ton visage. T'as paniqué, mais quand t'as atterrit au sol… il ne s'était rien passé. Le bruit du rebond contre le gravier de la cour de récréation sonna comme une curiosité qui te fit ouvrir les yeux. Tes équipiers jaugeaient d'un regard stupéfait et tu compris rapidement ce qu'il s'était passé. Pas tout à fait dans les détails, mais c'était à peu près la bonne période et un bon déclencheur pour que ton pouvoir se manifeste. Tu avais eu onze ans, juste trois mois avant, et t'étais officiellement un monomaestria. C'est qu'un peu plus tard qu'on t'a expliqué que le ballon t'étais tout simplement passé au travers, et tu songeais un moment que ça aurait été dommage que ton don se déclenche pendant que tu te disputais avec Mad parce que ça aurait franchement perdu en crédibilité.

Le spécialiste avait dit que ton gène n'était pas encore complètement actif, mais qu'il générait probablement quelques effets dans des situations extrêmes. C'était plutôt une bonne nouvelle, en soit, probablement le signe que ton pouvoir avait un grand "potentiel". C'était la même chose que t'avais dit la psy que ta prof avait recommandé quelques mois plus tôt au vu de tes "résultat et d'un comportement qui pourrait indiquer un enfant précoce" quelques années plus tôt, et que tes parents s'entêtaient à répéter depuis.  

L'année suivante, en entrant au collège, t'as commencé à pouvoir faire quelques trucs. C'était pas la folie, mais t'arrivais à disparaître quand les gens te touchaient l'épaule pour te dire bonjour. T'aimais pas ça de toute façon, et c'était un bon exercice, ou te libérer de ta grand-mère quand elle t'attrapais le poignet pour raconter sa vie. Pas que l'histoire ne t'intéressait pas, au contraire, mais tu ne voyais pas vraiment l'intérêt du contact dans toute cette histoire.

Un matin, t'attendais Kenny sur le muret de la cour, puis il est arrivé avec un regard étrange. Il t'a jaugé quelques secondes, puis il y a dit : "Finn, t'es intangible".  T'a répondu avec une expression désabusée, avant de rétorquer un "Sans déconner." Le chinois a levé les yeux au ciel, puis il t'a expliqué que lui aussi, il pouvait utiliser son pouvoir, et qu'il s'agissait de savoir ce que toi tu pouvais faire. Tu trouvais ton pouvoir vachement plus cool, mais fallait reconnaître que sa perception magique pouvait avoir des aspects super utile.

Deux maestrii un peu solitaire à l'adolescence. Sans que vous ne compreniez vraiment comment, vous êtes devenu les gamins cool mais un peu inaccessible du bahut. Probablement une histoire de puberté parce que vous étiez un peu moins moche que les autres à cette époque. Le fait est qu'à 13 ans, t'as eu une copine quelques mois. Tu pouvais pas dire que t'étais vraiment amoureux ou quoi, mais elle était jolie et avait l'air plutôt sympathique, mais tu te doutais que ça ne durerait pas. Hollie Sonia Baker était finalement un peu trop sentimentale pour toi, et ça a fini par être une différence trop importante pour deux adolescents. Kenny n'était pas tout à fait du genre à t'encourager dans ta relation dans tous les cas. Il avait parié 10£ avec sa copine que vous casseriez avant les vacances scolaires et il avait emporté. En y repensant par la suite, tu t'étais rendu compte que t'avais finalement décidé d'accepter la proposition de ta camarade de classe par lassitude de tenir la chandelle à Maisy et Kenny. Ils s'étaient mis ensemble au début de l'année et depuis t'avais toujours l'impression d'être un peu en dehors de la conversation. Tu voyais bien qu'ils se disaient bien plus que ce que tu pouvais entendre, que le moindre de leur regard en disait plus que ce que tu ne pourrais jamais comprendre.

De toute façon, tu n'allais pas rester ici très longtemps. Tes parents t'avaient proposé de faire ton lycée à Ademonia. La scolarité n'y était pas gratuite, mais ça t'assurait d'ores et déjà d'entrer dans une grande université plus tard. Tu savais que t'avais le niveau, par ce que malgré ton désintérêt prononcé pour les cours du collège, tu maintenais une bonne troisième place sans rien faire. Et pour être honnête, t'avais suffisamment peu d'attache pour t'en aller à l'autre bout du monde.

Kenny et Maisy avaient finalement ramené leur petit groupe d'ami jusqu'à votre "QG", les escaliers devant la salle de stockage en sous-sol. Tu jouais de plus en plus au gars social en leur compagnie, bien qu'à l'intérieur tu te sentes de plus en plus mal à l'aise en leur présence. Dexter, Eleanor et Maliah était pourtant des gens sympas, t'étais même sorti un temps avec la dernière, mais t'avais l'impression que ta relation avec eux n'était pas tout à fait naturel. Tu te sentais comme une pièce rapportée au puzzle, comme un enfant hors-mariage qu'on apporte dans sa nouvelle famille. Ou dans son ancienne comme c'était littéralement ton cas. Ca t'a pas empêché d'être proche d'eux, d'avoir des conversation régulière, mais t'avais l'impression que tout ça n'était que du physique (particulièrement avec Maliah pour le gamin de 14 ans que t'étais) et pas grand monde dans cette petite bande ne te touchait à un niveau intellectuel.

Quand t'es parti, ça t'a pas fait l'effet auquel tu t'attendais. Tu pensais que tu serais triste de te séparer d'eux, au moins un peu. Mais le seul sentiment désagréable que tu ressentais, c'était la culpabilité de ne rien ressentir du tout. Oui, Kenny était un de tes potes de toujours. Ca faisait 8 ans que tu trainais avec lui, il avait toujours été là pour toi comme t'avais toujours été là pour lui, mais t'avais l'impression que tout ça, ça avait changé.


La vie à l'école était plutôt agréable. Il y faisait un peu chaud pour toi, et la présence rassurante de l'écharpe que tu trimbalais constamment à Edimbourg te manquait un peu ici où la température ne descendait jamais en dessous de la barre des 20 degrés. T'as rarement autant maudit le port de l'uniforme, parce que tu meurs de chaud là-dessous, mais les cours sont intéressants et tu n'as pas eu trop de mal à te faire quelques amis.  C'est pas un mauvais endroit, à vrai dire, et t'es plutôt content d'être là dans l'ensemble, même si les groupes t'intimident toujours autant.

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Sam 13 Jan - 0:51
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